Réseau International pour la Formation à la Recherche en Histoire de l'Art
(master et doctorat)

Ecole de printemps

L'histoire de l'art face à l'anthropologie.
Eichstätt, 13 - 19 mai 2007

Appel aux candidatures

Le Réseau International d'Histoire de l'Art fondé en 2003 (voir www.proartibus.com) dédiera, en 2007, la cinquième de ses Écoles Internationales de Printemps à la question de « L'histoire de l'art face à l'anthropologie ». Cette École de printemps se déroulera à Eichstätt en Bavière, du 13 au 19 mai 2007.

La décolonisation et le post-colonialisme, la globalisation des rapports économiques et des systèmes d'information, enfin les migrations mondiales – ces mouvements d'ouverture culturelle autant que de confrontation confèrent à l'anthropologie et à l'ethnologie une place centrale dans les sciences qu'on appelle « humaines ». Au cours de ce processus, l'anthropologie et l'ethnologie ont profondément changé de profil. Elles ne se contentent plus de décrire de manière essentialiste les sociétés archaïques, privées d'histoire, mais s’intéressent aux phénomènes de rencontres interculturelles et aux processus de transformation. Ces disciplines d'interprétation ne considèrent plus les changements coloniaux et post-coloniaux comme des mouvements de dissolution ou de perte d'identité. De nouveaux paradigmes, tels que la dialectique de l'identité et de l’altérité, occupent désormais le centre du débat anthropologique et substituent au principe de la simple opposition ceux de l'appropriation, de l'hybridation, du métissage, et des jeux de pouvoirs qui les favorisent ou les répriment.

La rencontre avec ces cultures « différentes » renouvelle profondément le schème « humaniste » de l’histoire de l’art, hérité pour l'essentiel de la Renaissance. Ces cultures se présentent désormais selon une diversité qui échappe aux définitions essentialistes –, parce qu'il s'agit de saisir des processus, ou aux modèles fonctionnalistes–, parce qu'aucune culture à vrai dire ne s'abolit dans un fonctionnement et se perpétue dans ses médiateurs symboliques. La rencontre avec ces « autres » « nous » invite constamment à questionner nos propres concepts d'identité et de tradition. L'anthropologie ou l'ethnologie y apportent des éléments d’intelligibilité dont les sciences dites « humaines » sont peut-être plus hantées qu'imprégnées. Pour une discipline comme l’histoire de l’art, souvent conservatrice dans ses fonctions et dans ses buts institutionnels (la conservation des monuments, par exemple), ces nouvelles perspectives anthropologiques annoncent inévitablement un défi : les modèles de continuité condensés dans l'œuvre d'art sont confrontés à des phénomènes de diversité et d'anachronisme qui refusent d'être réduits à un système ou à une tradition uniques.

Le défi de l'anthropologie n'est pas d'opposer à l'humanisme une nouvelle définition globale de l'humain, mais de situer et comprendre les contradictions internes qui résultent de la globalisation et des idéologies qui l'accompagnent. D'une part, l'anthropologie oblige chaque culture à considérer que son identité résulte de rencontres et de transferts culturels. De l'autre, le regard comparatiste d'une shared history met en question ces entités considérées comme (relativement) stables, comme le corps ou la nature historiquement immuable de l'homme, et cela parce qu'on les considérait à partir de systèmes sociaux conçus comme des totalités closes. De par cette perte de familiarité, la culture de la vie quotidienne, et les médias qui la structurent occupent à nouveau une place centrale dans l'histoire de l'art et dans les visual studies. De ce point de vue, les questions de la sociologie de l'art, loin d'être périmées, sont reformulées dans une perspective élargie: l'étude des pratiques culturelles intègre désormais celle des conditions selon lesquelles se constituent de nouveaux types sociaux, tandis que les épistémologies du visuel et de ses médias, soumises à une critique de plus en plus interculturelle, indiquent que les relations internes sont désormais abordées en fonction d'échanges externes.

Cette Ecole de Printemps n'invite pas seulement à une mise en parallèle de la recherche en anthropologie/ethnologie et en histoire de l'art. Elle entend étudier comment la perspective anthropologique a déjà transformé et continue à modifier les méthodologies aussi bien que les responsabilités et les buts de l'histoire de l'art et de l'image. Au reste, il existe déjà, trop peu prise en compte, une anthropologie de l’image qui est partie de l’héritage de Boas.

Pour approfondir la thématique et contribuer aux visées didactiques des deux forums, les organisateurs envisagent de créer un lien avec le colloque Histoire de l’art et Anthropologie que le CIHA organise avec le musée du quai Branly en partenariat avec l’INHA, à Paris du 21 au 23 juin 2007. Une demi-journée sera réservée à la discussion avec les jeunes chercheurs – et à une visite critique du Musée du Quai Branly.


Thématiques envisagées (éventuellement, en sections)

1. Le modèle anthropologique: méthode, fantasme, défi

Comment expliquer l'attrait du modèle anthropologique pour les Humanités? Et de quel modèle s'agit-il? S’agit-il d'une méthodologie, d'une certaine idéalisation de la pratique anthropologique ou d'une prise en compte des défis posés par une discipline qui étudie les cultures post-coloniales, souvent hybrides et aux prises avec la globalisation des réseaux économiques, informatiques et idéologiques? La perspective anthropologique ébranle-t-elle les repères et critères traditionnels de l'histoire de l'art dans son approche de la culture matérielle (tels que la qualité, l'unicité, l'originalité, etc...), ou leur apporte-t-elle de nouvelles figures d'intelligibilité?

2. Le syndrome mythologique: mythes, fables et autres discours méta-artistiques

Dans l'art contemporain, l'image met souvent en question son statut de fenêtre sur le monde en se vidant, en se réduisant au noir, au silence, en s'abîmant dans un « iconclash ». Pour répondre à l'art abstrait, « pauvre » ou minimaliste, l'histoire de l'art a examiné les mises en abîme de l'image en elle-même, qu'il s'agisse des négociations et renégociations du rapport (théâtral ou non) de l'œuvre au spectateur ou du « seuil » esthétique. Récemment, l'histoire de l'art s'est penchée sur quelques figures mythiques qui permettent un retour sur l'acte créateur, la lutte avec le médium, sur ce qu'il produit et ce qui s'y produit. Aux premières places de ce panthéon, on trouve l'amour dévastateur d'un Narcisse, le regard fatal de Méduse, les pouvoirs animistes d'un Pygmalion ou le défi de Prométhée.
Quel est le rôle de ces mythes? L'anthropologie reconduit-elle l'histoire de l'art à la réflexivité et à l'autoréférentialité? Ou transforme-t-elle le champ de l'art en nouveau lieu du mythe, en rituel substitutif? Ou bien s’agit-il, par ce détour, de rompre avec les naïvetés d'une phénoménologie?

3. Anthropologies du corps et anthropologie du visible

Le corps de l'image ou de celui qui la perçoit, est (comme la peau ou le voile) le sujet d'une anthropologie rebelle à toute réduction du visuel au spirituel, de l'imaginaire à l'intelligible. Depuis que Maurice Merleau-Ponty a resitué de manière radicale la perception dans le corps percevant, le rapport entre le corps et la vision a pris une place centrale au sein des visual studies. Ce fait a reçu une pleine orchestration épistémologique quand il s'est agi d'analyser l'histoire de l'image scientifique et son rôle dans la construction d'un savoir qui se veut aussi objectif qu'évident. L'histoire de la perspective, les découvertes de la micro- et macroscopie s'avèrent liées à une histoire de l'œil – et du corps.

L'image est autant conditionnée par le corps, que celui-ci, à l'inverse, est visé par elle. Cette section voudrait analyser comme une circularité productive ce qui a été souvent présenté comme un double-bind.

4. Icônes, reliques, fétiches – croyances, rituels et dévotions

Le culte des morts est une constante de l'intérêt anthropologique, comme la représentation du défunt est une source primordiale de la production artistique. Crânes-reliques, masques mortuaires, derniers portraits, photographiques ou non – une thanatologie de l'image ne cesse de nous confronter.

La thanatologie et l'analyse de la sacralité de l'image se complètent. Du fétiche au mandylion du roi Abgar, de l'objet magique à la vera icona, de la Santa Sindona de Turin à la madone de Guadeloupe, des œuvres qui ne doivent supposément leur pouvoir à aucune main créatrice (acheiropoietoi) hantent l'imagination des croyants et proposent une épiphanie par l'image. Quel déplacement l'anthropologie opère-t-elle dans l'étude de l'œuvre – lorsqu’on replace celle-ci dans l’étude des cultes et du rituel, en considérant les procédés du sacré et de la sacralisation? Ces derniers ont-ils le dernier mot ou les procédures les plus récentes de l’histoire de l'art ont-elles un pouvoir d'éclaircissement dont une histoire des rituels tirera profit?

5. Usages de l'art: anthropologies du quotidien et conduites extrêmes

La vie quotidienne et les stratégies de la défamiliarisation qu'entraîne la « rencontre » avec l'« autre » dégagent une autre avenue de réflexion anthropologique. L'art et l'image ne sont pas seulement représentation de ce qu'ils montrent, ils conditionnent et produisent également des réalités. Ainsi, l'image peut nous confronter à l'horrible et au violent, mais elle peut tout aussi bien avoir elle-même des effets violents. Cette section se concentre sur le pouvoir de l'image selon ce double horizon: à la mise en scène du « spectacle » de la normalité s'opposent les constructions de l'extraordinaire, du violent et de l'extatique.

6. La question de l'Autre, des arts « premiers » à l'art récent

De la confrontation de l'Occident avec Byzance ou avec l'Islam à la découverte des cultures dites « primitives », l'échange implique toujours un transfert, une traduction de l'un dans les contextes de l'autre. Au cours de ces transferts, les deux cultures se trouvent transformées. De la « chinoiserie » à l'« orientalisme », des primitivismes à l'« art nègre », de l'Océanie des Surréalistes aux « arts premiers », la double perspective de ces rencontres fait ressortir diverses projections culturelles. Des chronotopes tels que les paradis terrestres, l’Arcadie, les enfers et les cieux jouent un rôle déterminant dans ces rencontres.

7. L'anthropologie face à l'histoire de l'art: sur le terrain du musée et de l'exposition

Des cabinets de curiosités au Musée de l'Homme, des expositions mondiales et coloniales aux présentations surréalistes, l'histoire des présences d'un art autre est longue et complexe. Les réactions contre l'exposition Primitivism (New York, 1984) et la discussion autour de l'exposition Les magiciens de la terre (Paris, 1989) ont beaucoup contribués à confronter l'histoire de l'art au défi anthropologique. Il est donc impossible d'affronter l'histoire des expositions d'un art « autre », et des muséalisations – jusqu'au Musée du quai Branly – sans tenir compte des changements radicaux amenés par ces débats. Impossible aussi de réduire la fonction du musée à celle d’une exposition et sa visite à un épisode dans la position du spectateur.

8. Contre-anthropologies? Art fantastique et anthropomorphisme

Comment se nouent les idées de nature et de culture dans l’art fantastique et dans les effets anthropomorphiques? On a reconstruit récemment l'histoire du fantastique comme une contre-anthropologie (Renate Lachmann). Les anthropologies du fictionnel (Wolfgang Iser) ont placé le débat non pas du côté de l'indécidable, mais sur le terrain de la construction de la différence. En rapport étroit avec la section sur les anthropologies du corps, cette section thématise les mises en scène de la différence, de l'humain défiant tout humanisme monolithique et essentialiste, voire d’un post-humanisme de la pluralité.

Programme

Sonntag, 13. Mai

Transfer vom Flughafen München nach Eichstätt mit Ingolstädter Airport Express bis Ingolstadt ZOB, von dort mit Shuttle-Service von 9:00 - 18:00 Uhr

16:00 Uhr: Spaziergänge mit Besichtigungen in Eichstätt geführt durch Frau Dr. habil. Kerstin Merkel. Treffpunkt: am Nordportal des Eichstätter Doms

ab 20:00 Uhr: Empfang mit Buffet in der fürstbischöflichen Sommerresidenz , Ostenstr. 26, im Holzersaal (bei schlechtem Wetter) oder im Pavillon des angrenzenden Hofgartens (bei schönem Wetter)

Montag, 14. Mai

Plenarsitzungen in Eichstätt im Landratsamt
9:00-10:00 Uhr: Eröffnungsveranstaltung:
Grußwort des Gastgebers, Herr Zecherle, Stellvertreter des Landrats im Amt
Feierliche Eröffnung durch den Magnus Cancellarius der Katholischen Universität, Bischof Dr. Gregor Maria Hanke,
und durch den Präsidenten der Universität, Prof. Dr. Ruprecht Wimmer
Einführung von Michael F. Zimmermann

Ikonen, Reliquien, Mythen – religiöse und rituelle Praktiken
Diskussionsleitung: Johanne Lamoureux
10:00-10:30 Uhr: Paolo Comoli, Università degli Studi di Torino, Danze macabre e confraternite di disciplinati
10:30-11:00 Uhr: Ho Sau-Fong, University of Edinburgh, St. Michael in Representations of the Last Judgement in Late Medieval France
11:00-11:30 Uhr: Lamia Balafrej, Paris, École Normale Supérieure, Le "griffon" de la cathédrale de Pise et sa réception critique à travers les âges
11.30-12:00 Uhr: Kaffeepause
12:00-12:30 Uhr: Elisa Ambrosio, Université de Fribourg, Repères pour une approche 'anthropographique' de la représentation de Méduse dans l'art italien du XVIème et du début du XVIIème siècle
12:30-13:00 Uhr: Anne Lepoittevin, Université de Tours, 'Les " vrais objets " des Sacri Monti : la commotion du familier'
13:00-14:30 Uhr: Gelegenheit zum Mittagessen; danach Besichtigung der Universitätsgebäude (Architekten: Karl Josef Schattner, Günter Behnisch und Partner)
Anthropologie des Körpers und Anthropologie der Sichtbarkeit I.
Diskussionsleitung: Michael. F. Zimmermann
14:30-15:00 Uhr: Eric Hold, EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), Paris und Humboldt-Universität, Berlin, Bild-Orte und Körperbilder: Raum- und Körperbeziehungen in der romanischen Plastik
15:00-15:30 Uhr: Jean-Francois Corpataux, Université de Fribourg, La "génisse de Myron" comme paradigme de la figure moulée (processus de création et réception)
15:30-16:00 Uhr: Marco Collareta, Università degli Studi di Bergamo, Origini del ritratto rinascimentale
16:00-16:30 Uhr: Kaffeepause
16:30-17:00 Uhr: Constanze Fritzsch, Université Paris-X Nanterre, Le rôle du spectateur et la question de 'l'animation de l'image' dans les collages de Max Ernst
17:00-17:30 Uhr: Silvia Garinei, La ripresa del mito di Prometeo da parte dello scultore Wilhelm Lehmbruck (1881-1919) attrarverso la rilettura dell’arte di Michelangelo
18:30-20:00 Uhr: Öffentlicher Abendvortrag
Jean-Claude Schmitt, EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), Groupe d'Anthropologie Historique de l'Occident Médiéval, Die Rhythmizität: von den Sozialwissenschaften des frühen 20 Jhts. zur historisch-anthropologischen Erforschung mittelalterlicher Kultur

Dienstag, 15. Mai

Exkursion nach München: Besuch des Museums für Völkerkunde (Maximiliansstraße 42) unter Leitung des Direktors Claudius Müller; Veranstaltungsprogramm im Vortragssaal des Museums für Völkerkunde
8:00 Abfahrt des Busses nach München (Parkplatz am Leonrodplatz)

Anthropologie und Kunstgeschichte: Museen und Ausstellungen
Diskussionsleitung: Ségolène Le Men
10:00-10:30 Uhr: Philippe Cordez, Paris, EHESS/Berlin, Humboldt-Universität, Des trésors d'églises aux musées " postcoloniaux " -Objets et institutions entre histoire de l'art et anthropologie
10:30-11:00 Uhr: Susanne Mersmann, Philipps-Universität Marburg, Der Kunstbegriff in den Schriften Ernest- Théodore Hamys (1842-1908), des ersten Direktors des Musée d'Ethnographie du Trocadéro in Paris
11:00-11:30 Uhr: Kalte Getränke
11.30-12:00 Uhr: Hanna Murauskaya, Paris, École Normale Supérieure/ Université de Paris I Panthéon- Sorbonne, Quelles différences entre la représentation des données ethnographiques par l'exposition et par le livre? Etude comparative de la mise en scène des collections au Musée ethographique Dachkov (Moscou, 1867- 1924) et de leur représentation dans les catalogues de l'exposition
12:00-12:30 Uhr: Margaret S. Graves, University of Edinburgh, In the House of God? Medieval Persian House Models and Their Reception in Europe (lat 19th and early 20th century)
12:30-14:00 Uhr: Gelegenheit zum Mittagessen im Viertel
Diskussionsleitung: Olivier Bonfait
14:00-14:30 Uhr: Elise Dubuc, Université de Montréal, Muséologie des communautés à tradition nomade et semi-nomade: la remise en question du monumental
14:30-15:00 Uhr: Laurence Pen, Université de Rennes 2 Haute Bretagne, Le Musée de l'homme ou l'homme contemporain comme objet d'expositions (Jacques Lennep, 1974-1981)
15:00-18:00 Uhr: Besichtigung des Museums für Völkerkunde unter der Leitung des Direktors Claudius Müller
18:00-19:30 Uhr: Öffentliche Abendveranstaltung: Anthropologie und Kunstgeschichte: Museen und Ausstellungen – Diskussionsbeiträge und Debatte
18:00-18:30 Uhr: Johanne Lamoureux, Université de Montréal: Exhibiting overexposure. Emly Carr as a "Canadian Icon"
18:30-19:00 Uhr: Benoît de l'Estoile, Centre National de la Recherche Scientifique und École Normale Supérieure Paris, Ordering the world in art and science museums
19:00-19:30 Uhr: Diskussion
20:00-22:00 Uhr: Gelegenheit zum Abendessen im Brauhaus "Franziskaner" (Residenzstr. 9/Perusastr. 5)
22.00 Uhr: Rückfahrt nach Eichstätt per Bus

Mittwoch 16. Mai

Plenarsitzungen in Eichstätt im Landratsamt (ehemalige fürstbischöfliche Residenz), Residenzplatz 1, großer Sitzungssaal, 1. Stock

Das Vorbild der Anthropologie: Methode, Herausforderung
Diskussionsleitung: Claude Imbert
9:00-9:30 Uhr: Ingeborg Høvic, University of Edinburgh, Artist as Anthropologist – Francois Auguse Biard's Le Pasteur Laestadius instruisant les Lapons (c. 1840) and Campement en Laponie (c. 1840)
9:30-10:00 Uhr: Florence Duchemin-Pelletier, Université Paris-X Nanterre, Grand Nord et peuple Eskimo: regard populaire, regard surréaliste
10:00-10:30 Uhr: Sarah Maupeu, Universität Köln, Kunstgeschichte und Kunstethnologie im Vergleich – Aby Warburg, Franz Boas und die außereuropäische Kunst.
10:30-11:00 Uhr: Dario Gamboni: Alfred Gell's 'Art and Agency': a provocation to art history
11:00-11:30 Uhr: Kaffeepause
Die Frage nach dem Anderen: vom "Primitivismus" zur Gegenwartskunst I.
11.30-12:00 Uhr: Philippe Dagen, Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne: Le rapport entre primitivisme et la découverte des arts préhistoriques en Europe à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle
12:00-12:30 Uhr: Cornelia Friedrichs, München, Zentralinstitut für Kunstgeschichte, Stipendiatin des Landes Niedersachsen, Giambattista und Giandomenico Tiepolos Orientalen- und Asiatendarstellungen
12:30-14:00 Uhr: Gelegenheit zum Mittagessen
Diskussionsleitung: Thomas Kirchner
14:00-14:30 Uhr: Ariane Varela Braga, Università de Genève, La Grammar of Ornament (1856) d'Owen Jones
14:30-15:00 Uhr: Chonja Lee, Universität Zürich, Hokusai und die europäische Kunst (Einfluß Europa auf Hokusai)
15:00-15:30 Uhr: Kaffeepause
15:30-16:00 Uhr: Merel van Tilburg, Université de Genève, Means of dehumanizing the figure in Symbolist theatre and painting: the mask and the marionette
16:00-16:30 Uhr: Negumi Nakajima, Université Paris-X Nanterre, Odilon Redon et l'anthropologie
16:30-17:00 Uhr: Eva-Maria Troelenberg, München, Ludwig-Maximilians-Universität, Malerei in höchster Form: Kandinsky und die Entdeckung der persischen Miniaturmalerei
18:00-19:30 Uhr: Öffentlicher Abendvortrag
Gerhard Wolf, Kunsthistorisches Institut in Florenz, Max-Planck-Institut: Die Veronikastatue von Ecouis (1310). Eine historisch-anthropologische Nachlese zu 'Schleier und Spiegel' (2002)

Donnerstag, 17. Mai (Christi Himmelfahrt; Feiertag)

Exkursion nach München; vormittags Vorträge im Zentralinstitut für Kunstgeschichte(Meiserstr. 10); nachmittags Besichtigungen in München
7:30 Uhr: Gelegenheit zum Besuch der hl. Messe in der Schutzengelkirche (Leonrodplatz)
8:30 Abfahrt des Busses nach München (Parkplatz am Leonrodplatz)


Anthropologien des Nationalen im medialen System der Künste
Diskussionsleitung: Hubertus Kohle
9:30-10:00 Uhr: Cédric Lesec, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, La visite à l'atelier sous la forme d'un feuilleton dans la presse illustrée
10:00-10:30 Uhr: Roland Wagner, Frankfurt, Johann Wolfgang Goethe-Universität, Zur Ästhetik des Übermenschen. Erörterungen anhand des Karl May-Illustrators Sascha Schneider
10:30-11:00 Uhr: Asta von Buch, Berlin, Technische Universität, Center for Metropolitan Studies, Between Carl Bodmer and Karl May: Winold Reiss' Portraits of American Indians in his mosaic 'The Westward Expansion' at Cincinnati Union Terminal, 1931-33
11:00-11:30 Uhr: Kaffeepause
11:30-12:00 Uhr: Margherita d'Ayala Valva, Pisa, Scuola Normale Superiore, Nuove scuole nazionali su 'Emporium' e alle Biennali veneziane nel primo decennio del '900: il caso scandinavo
12.00-12:30 Uhr: Ada Ackermann, Université de Montréal, La séquence des dieux d'Octobre: un cabinet de curiosités primitiviste?
12:30-13:00 Uhr: Marie Gispert, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, L'art allemand comme art 'autre' pour les Français de l'Entre-deux-guerres: modalités et enjeux
13:00-14:00 Uhr: Gelegenheit zum Mittagessen im Viertelbr> 14:00-18:00 Uhr: Führung Lenbachhaus; danach Gelegenheit zu Besichtigungen in München:
14:00 Uhr: Führung durch die Kuratorin Annegret Hoberg durch das Lenbachhaus (einschl. Ausstellung Garten: Ordnung, Inspiration, Glück)
16:00 Uhr: Gelegenheit zu Besichtigungen: Alte Pinakothek; Neue Pinakothek; Pinakothek der Moderne; Haus der Kunst - Ausstellung Georg Petel

19:30-21:00 Uhr: Abendessen im Brauhaus Augustiner (Neuhauserstr. 27)
21:00 Uhr: Rückfahrt per Bus nach Eichstätt

Freitag, 18. Mai

Plenarsitzungen in Eichstätt im Landratsamt (ehemalige fürstbischöfliche Residenz), Residenzplatz 1, großer Sitzungssaal, 1. Stock

Anthropologie des Körpers und Anthropologie der Sichtbarkeit II. Diskussionsleitung: Dario Gamboni
9:00-9:30 Uhr: Victor Stoichita, Université de Genève, Pygmalion im Mittelalter
Die Frage nach dem Anderen: vom "Primitivismus" zur Gegenwartskunst II
9:30-10:00 Uhr: Elisabeth Hampl, Universität Regensburg: 'Le plus beau nègre' – die Afrikanerbüsten des Charles Cordier
10:00-10:30 Uhr: Garance Chabert, Université Paris-X Nanterre, L'évolution de la réception du travail de Frédéric Bruly Bouabré: de la source ethnographique à l'oeuvre d'art. Une possiblité de synthèse?
10:30-11:00 Uhr: Kerstin Schankweiler, Universität Trier, Kulturtransfer in den Arbeiten Georges Adéagbos
11:00-11:30 Uhr: Kaffepause
11.30-12:00 Uhr: Emilie Lesage, Université de Montréal, Les Abattoirs de la Villette en 1929
12:00-12:30 Uhr: Sophie Triquet, Université de Paris X – Nanterre, « Parer le visible » ou les contradictions de certaines formes iconographiques dans la photographie artistique espagnole autour de 1930
12:30-13:00 Uhr: Fabrice Flahutez: Chamanisme et principe analogique dans la peinture de Roberto Matta
13:00-14:30 Uhr: Mittagessen
Diskussionsleitung: Henri Zerner
14:30-15:00 Uhr: Jérémie Michael Mcgowan, University of Edinburgh, Revisiting Alba 1956 – Concerning the 'Situational Anthropology' of Nomadism (Pinot Gallizio)
15:00-15:30 Uhr: Cécile Guillaume, École des Hautes Études en Sciences Sociales (Centre d'Anthropologie de Toulouse), Maison pour les dieux. A vendre. Art pictural d'une tribu d'orissa (Inde)
15:30-16:00 Uhr: Samantha Schramm, Karlsruhe, Hochschule für Gestaltung, Karlsruhe, Überreste von Ereignissen. Robert Morris in Peru und Robert Smithson in Yucatán
16:00-16:30 Uhr: Kaffeepause
16:30-17:00 Uhr: Chrischona Schmidt, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Papunya Tula (Central Australia) as an example for hybrid art
17:00-17:30 Uhr: Stefania Caliandro, EHESS Paris und Université de Fribourg, Entre le réalisme documentaire et le non-lieu de l'espace interculturel : Làkat d'Anri Sala
19:00-20:30 Uhr: Öffentliche Abendveranstaltung: Die Frage nach dem Anderen: vom "Primitivismus" zur Gegenwartskunst – Diskussionsbeiträge und Debatte
19:00-19:30 Uhr: Belinda Thomson, Edinburgh, National Gelleries of Scotland, Bridging the "distance infranchissable" between Paul Gauguin and Pierre Loti
19:30-20:00 Uhr: Claude Imbert, Paris, École Normale Supérieure, Staging ethnologic collections: Boas, Lévi- Strauss, Le Musée du Quai Branly
20:00-20:30 Uhr: Diskussion
20:30 Uhr: Empfang mit Buffet in der fürstbischöflichen Sommerresidenz , Ostenstr. 26, im Holzersaal (bei schlechtem Wetter) oder im Pavillon des angrenzenden Hofgartens (bei schönem Wetter)

Samstag, 19. Mai

Statement und Abschlussdiskussion: Die Kunstgeschichte und die Herausforderung der Anthropologie; anschließend Resümees für die Studierenden des Elitenetzwerks Bayern im Landratsamt (ehemalige fürstbischöfliche Residenz), Residenzplatz 1, großer Sitzungssaal, 1. Stock
9:00-9:30 Uhr: Thierry Dufrêne, Université de Paris-X Nanterre
9:30-11:00 Uhr: Abschlussdiskussion im Plenum
a) für die Mitglieder des Internationalen Netzwerks für Kunstgeschichte/Réseau International d'Histoire de l'Art:
11:00-12:30 Uhr: Jahresversammlung des Netzwerks im KLEINEN SITZUNGSSAAL (2. Stock), Beginn
12:30-13:30 Uhr: Mittagsimbiss vor Ort mit Diskussion zur internationalen Vernetzung (Erasmus Mundus)
13:30-15:00 Uhr: Jahresversammlung des Netzwerks, Fortsetzung
b) für die Mitglieder des Studiengangs "Historische Kunst- und Bilddiskurse" sowie für Studierende und Lehrende an anderen Modulen des Elitenetzwerks Bayern:
11:00-11:30 Uhr: Kaffeepause
11:30-13:00 Uhr: Art history and/as anthropology? Student's summaries and further discussions, directed by Karin Leonhard, Kunstgeschichte, Katholische Universität Eichstätt-Ingolstadt